Une femme remariée peut être autorisée par voie de justice à continuer à user du nom de son premier mari. C'est ce qu'a jugé la Cour d'Appel de Reims par arrêt du 27 février 2009.

Par application de l'article 264 du Code civil, à la suite du divorce chaque époux perd l'usage du nom de son conjoint, mais a néanmoins la possibilité de le conserver, soit avec l'accord de celui-ci, soit avec l'autorisation du juge, s'il justifie d'un intérêt particulier pour lui ou pour les enfants.

En général, l'autorisation est demandée au juge saisi de la demande en divorce.

Quid lorsque la demande est formulée à un moment où le jugement de divorce est définitif, par exemple plusieurs années après le divorce ?

Par l'arrêt susmentionné, la Cour de Reims juge que la demande peut être formulée postérieurement au divorce, le texte de l'article 264 n'imposant aucun délai particulier.